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HÔPITAL PSYCHIATRIQUE

U.P.H.A

Hôpital psychiatrique · Reims (51)

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U.P.H.A — Hôpital psychiatrique

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À propos de U.P.H.A

U.P.H.A est un établissement de la catégorie « Hôpital psychiatrique » situé à Reims (51100). Retrouvez sur cette page ses coordonnées, ses horaires d'ouverture, ses avis clients et l'itinéraire pour vous y rendre. Vous pouvez le contacter par téléphone pour toute information.

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J’ai enfin le courage de prendre la parole sur une hospitalisation qui a profondément marqué ma vie. J’ai été hospitalisée à l’UPHA de Reims pendant environ un mois, alors que j’étais en classe de 4e. Des années plus tard, certains souvenirs restent extrêmement douloureux et il m’arrive encore d’en faire des cauchemars. Ce mois d’hospitalisation a été, de très loin, l’une des périodes les plus difficiles de ma vie. J’étais une enfant particulièrement vulnérable, venue chercher de l’aide, et j’ai souvent eu le sentiment de trouver exactement l’inverse. J’ai été confrontée à plusieurs reprises à des comportements que j’ai vécus comme humiliants, agressifs et profondément dévalorisants de la part de certains membres du personnel soignant. Lorsque j’essayais d’exprimer mon mal-être ou mon désaccord, j’étais régulièrement qualifiée d’« insolente », de « condescendante » ou de « têtue ». Un infirmier s’acharnait particulièrement sur moi et me répétait que le personnel devait être « plus dur » avec moi parce que j’étais, selon lui, « plus affirmée » et « très insolente ». Pourtant, j’étais une adolescente en grande souffrance, et non une adulte capable de faire face sereinement à une telle situation. J’ai également été victime de propos que racistes. Le même infirmier m’a notamment traitée de « racaille » et de « fille de la rue », alors que je n’étais rien de tout ça et venait d’un quartier favorisé. Je précise que j’étais la seule enfant noire du groupe et que je n’ai jamais entendu ces termes employés à l’égard des autres patients. Ces propos ont profondément marqué la jeune fille que j’étais. Mon rapport à l’alimentation constituait déjà une immense difficulté. Les repas étaient pris collectivement et, lorsque je me retrouvais incapable de manger, j’aurais eu besoin d’accompagnement et de compréhension. À la place, j’ai souvent été accusée de le faire volontairement, comme si mon incapacité à manger était simplement un choix ou une provocation. Certains professionnels allaient jusqu’à remettre en question l’existence même de mes difficultés et à me faire comprendre que mes problèmes étaient « dans ma tête » ou que je les avais inventés. Cela m’a amenée à remettre en question ma propre légitimité à être hospitalisée et à me demander si je méritais réellement d’être aidée. Certains épisodes restent particulièrement difficiles à évoquer. Je me souviens notamment d’une scène au cours de laquelle une soignante et un infirmier m’ont publiquement humiliée en criant devant les autres patients, en me traitant de « sale » et d’irrespectueuse et en m’accusant de ne pas m’être lavée et de sentir la transpiration. Je m’étais pourtant lavée. Lorsque j’ai essayé de me défendre, leurs reproches n’ont pas cessé. Cette humiliation publique, alors que j’étais déjà extrêmement fragile, reste gravée dans ma mémoire. Cette soignante avait, dès notre première rencontre, développé une attitude particulièrement hostile à mon égard et j’ai eu le sentiment qu’elle s’était ensuite systématiquement acharnée sur moi jusqu’à la fin de mon hospitalisation. Même lorsque j’ai essayé, au moment de mon départ, de laisser les rancœurs derrière moi, je n’ai pas retrouvé de sa part le respect que j’espérais. Un autre souvenir me revient également : à cette époque, je ne supportais pas l’odeur de la cigarette parce qu’elle était liée à un traumatisme d’enfance. Malgré cela, un membre du personnel fumait et soufflait volontairement sa fumée dans ma direction. Je garde de cet épisode le sentiment qu’une vulnérabilité pourtant connue était utilisée contre moi. Plus généralement, j’ai été constamment soupçonnée et accusée : de recracher mes médicaments, de ne pas me laver, d’être insolente, condescendante ou de chercher volontairement à provoquer les adultes qui m’encadraient. J’étais une adolescente hospitalisée, pas une adversaire contre laquelle il fallait gagner un rapport de force. Je ne comprends toujours pas comment l’humiliation ou l’agressivité verbale pouvaient être considérées comme une manière d’aider une adolescente en souffrance.

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